lundi 25 février 2008

Happy Birthday Mr. Oscar !


Hier à L.A., un sacré bonhomme, un bonhomme en or célébrait ses 80 ans. Pendant plus de 4 mois (5 novembre 2007-12 février 2008), on a craint que la colère des scénaristes ne gâche la fête, voire ne force à l’annuler. Mais Hollywood sera toujours Hollywood, et même sous un ciel californien d’humeur pluvieuse, le bal (de promo*) a battu son plein. Et cette année encore, c’est l’occasion de remarquer que le temple du cinéma américain a tendance à s’internationaliser. Les chauvins n’auront retenu que l’Oscar de la meilleure actrice (Best Actress in a leading role) attribué à Marion Cotillard pour son interprétation d’Edith Piaf dans le biopic français La Vie en Rose (La Môme). Ils insisteront d’ailleurs en vous disant que ce n’était pas arrivé (une actrice frenchie récompensée aux Oscars, depuis 1960 avec Simone Signoret pour Room at the top, en oubliant allègrement celui remporté par Juliette Binoche en 1996 pour Le Patient Anglais). Là, ils vous ricaneront au nez (les chauvins) en pointant que c’était là un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Best supporting Actress). Moi, je trouve ça ridicule d’oublier que Juliette Binoche, une très grande actrice française, à reçu la statuette sous prétexte que c’était un second rôle. Qu’il soit donné pour un Leading ou Supporting role, l’Oscar récompense la meilleure interprétation. Et ce n’est pas Tilda Swinton qui me contradira ; la flamboyante actrice britannique a reçu la statuette pour son rôle dans Micheal Clayton aux côtés de George Clooney. Quant au Best Supporting actor, cette année c’est l’espagnol Javier Bardem pour No Country for Old Men des Coen Bros. Enfin, la reine Mirren a littéralement adoubé Daniel Day-Lewis en lui remettant l’Oscar du meilleur acteur pour There Will Be Blood. L’acteur irlandais rejoint ainsi le club privé des comédiens multi-oscarisés. Lui, en a deux. Il avait reçu l’autre en 1989 pour My Left Foot. La statuette récompensant les meilleurs film et scénario adapté est attribué aux frères Coen, Joel & Ethan pour No Country for Old Men. Tandis que le meilleur scénario original est celui de Juno, écrit par la non moins originale Diablo Cody.



Cette année, le comic host, c'était Jon Stewart, le présentateur du Daily Show, une parodie de JT. Il est hilarant: j'ai adoré ses allusions à la campagne en cours, "Oscar is 80 this year, which automatically makes him the frontrunner for the Republican nomination." ou "the real question is which democrat you're going to vote for" (Hollywood est Dem!); ou encore lorsqu'il a plaisanté sur les (nouvelles) rumeurs de grossesse d'Angelina Jolie pour annoncer: "The baby goes to...I'm just stunned. It goes to...ANGELINA JOLIE!. That's terrific! Obviously Angelina Jolie couldn't be here — it's hard to find 17 babysitters on Oscar night! I accept this baby on her behalf." Elle raffle donc le bébé au nez et à la barbe de Cate Blanchett et Jessica Alba, très enceintes et mortes de rire!!! Ce n'est pas Ellen Degeneres (I Love Ellen!) mais il était très bien. Bref, un beau bal d'anniversaire.